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    Publié : 29 mars 2011
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    Lire des œuvres intégrales au lycée

    Nous tenons aussi à insister sur l’importance à accorder à l’étude des œuvres intégrales. En effet, c’est essentiellement par la lecture et l’étude d’œuvres littéraires que se constituent les bases d’une culture. L’analyse d’un extrait ne prend tout son sens et sa portée que dans le contexte de l’œuvre.

    Il arrive que certains élèves rechignent à lire des œuvres longues et exigeantes, mais c’est bien le rôle du professeur de français de les accompagner pour leur rendre ces œuvres accessibles et passionnantes.

    Nous rappelons donc que les Instructions Officielles recommandent la lecture d’au moins six œuvres intégrales par an. Compte tenu des horaires des différentes séries et des compétences des élèves, on pourrait considérer que devraient êtres abordées :

    • en première L, 4 œuvres intégrales en lecture analytique et 3 ou 4 en lecture cursive ;
    • en première S et ES, 3 œuvres intégrales en lecture analytique et 3 ou 4 en lecture cursive ;
    • en première technologique, selon les séries, de 2 à 3 œuvres en lecture analytique et de 2 à 4 œuvres en lecture cursive.

    Par œuvre intégrale, il faut entendre un roman, une pièce de théâtre, un recueil de nouvelles, un recueil de poèmes et, pour les séries technologiques, une nouvelle longue.

    Comme nous ne cessons de le rappeler, il faut encore préciser que « l’étude d’une œuvre intégrale n’est pas l’étude intégrale de l’œuvre », mais est orientée par une problématique qui en circonscrit l’étude, en relation avec les perspectives du programme. Le temps consacré à l’étude de l’œuvre intégrale doit être limité à quatre à cinq semaines.

    L’étude consiste à faire lire l’œuvre intégralement aux élèves en utilisant tous les accompagnements nécessaires : présentation, lecture en classe de longs extraits, interrogation sur des parties de l’œuvre, etc. Des lectures analytiques d’extraits, choisis en fonction de la problématique, de longueur plus ou moins importante (d’une page à plusieurs pages, voire un chapitre de roman ou un acte de pièce de théâtre), ainsi que des questions transversales permettent une étude de certains aspects de l’œuvre.

    L’entraînement à l’ÉAF permet aussi de proposer à partir de l’œuvre étudiée des exercices écrits (commentaires littéraires, écrits d’invention, dissertations) et des exercices oraux (lecture orale, réponse à des questions sur un texte, exposés sur une question transversale, etc.).

    Enfin, il paraît très important d’entraîner les élèves à effectuer eux-mêmes une analyse d’un extrait non étudié de l’œuvre à partir d’une question, en vue de les préparer à cette possibilité prévue par le texte officiel pour l’oral de l’épreuve anticipée de français. À l’examen, les élèves doivent obligatoirement apporter un exemplaire de l’œuvre étudiée en lecture analytique et ne peuvent se contenter des extraits photocopiés qui ne constitueraient alors qu’un groupement de textes.

    N.B. Pour éviter de mettre les candidats et leurs examinateurs en difficulté, il est préférable de n’étudier en lecture analytique que des œuvres et des textes de littérature française ou francophone ; les textes étrangers abordés en traduction peuvent faire l’objet d’une lecture cursive pour enrichir le corpus d’une séquence mais ne devraient pas pouvoir être donnés pour la première partie de l’épreuve (lecture analytique d’un texte à partir d’une question).
    Pour l’écrit, il convient d’entraîner les élèves par un nombre suffisant de devoirs : au moins trois devoirs complets par trimestre sur des sujets d’É. A. F. paraissent nécessaires pour faire acquérir la maîtrise des différents exercices proposés au Baccalauréat.

    Source : Lettre de rentrée 2009 des IA-IPR de lettres de l’Académie de Rouen