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Publié : 25 mai
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Enrichir le « Livre des Merveilles » de Marco Polo en 5è

Ce projet a été présenté dans un atelier de réflexion lors de la 8e édition du Rendez-vous des lettres qui a eu lieu les 14 et 15 mai 2018, à la BnF, sur le thème : « Qu’est-ce qu’un texte pour la classe ? Corpus, texte, interprétation ».

 
 
L’atelier, animé par Mme Laurence Schirm , IA-IPR de Lettres, pendant lequel le projet a été exposé, avait pour titre : « Qu’est-ce qu’établir un texte ? ». L’objectif était d’y montrer comment « Équiper les textes, des élèves philologues ».
 
Thème de l’atelier de la BnF :
 
Il s’agit d’explorer la richesse pour les apprentissages et l’enseignement de la discipline de pratiques d’annotation des textes et des œuvres par les élèves en vue d’une édition pour leurs camarades.
La classe est organisée en groupes, souvent en binôme, chaque groupe se chargeant d’annoter une partie du texte. Puis, une mise en commun a lieu et les productions sont éditées en un seul objet. On procède ensuite ou parallèlement à l’étude de l’œuvre en classe. Cette pratique entre dans le champ de la littératie.
Pourquoi est-elle aussi bénéfique à l’ambition disciplinaire en lettres et à quelles conditions ?
 
Point de didactique interrogé : la lecture de l’œuvre intégrale ou du texte résistant.
Comment aider les élèves à lire l’œuvre intégrale, en particulier quand le texte est résistant ou long ? Il s’agit bien de faire aimer le texte et le discours sur : philo-logie.
 
Modalités de la réflexion en atelier :
 
Le travail de réflexion en atelier a été fondé sur le partage de trois ressources :

  • - Mme Laurence Bot, Académie de Rouen : Enrichir le Livre des Merveilles de Marco Polo en 5è
  • - Mme Pauline Lourdel, Académie de Lille : Écrire autour des Antiquités de Rome de Du Bellay : Des élèves apprentis chercheurs
  • - Mme Françoise Cahen, Académie de Créteil : L’édition numérique d’une œuvre par la classe : un projet d’appropriation collective.
    • Synthèse de trois projets pédagogiques :
    • « Louise Labé et nous »
    • « L’Aigle du casque » de Victor Hugo
    • la préface des Voyages de Milord Céton de Marie-Anne Robert
       

Le temps d’échanges a mis en évidence les apports évidents de cette pratique, en soulevant quelques questions sur les limites éventuelles ou les prolongements qui pourront être explorées dans la perspective d’animations pédagogiques et de formations sur ce thème des « élèves philologues ».
 

Objectifs à prioriser dans cette démarche :
 
= la construction d’un rapport au passé qui éclaire le présent (racines et héritages)
= la consolidation de la maîtrise de la langue par le goût de s’interroger sur la langue
= le développement de la capacité à interpréter, notamment par comparaison, intertextualité, contextualisation
 

Préconisations issues de l’atelier :
 
= choisir un texte particulièrement résistant et qui se prête à la division en extrait sans nuire à l’unité de sens de la globalité. Le recueil de poèmes semble idéal.
= identifier les sites de référence ; proposer une sitographie
= identifier l’apport de connaissances nécessaire à tous avant d’entamer le travail de philologie ou au fil de celui afin que les annotations relèvent bien d’un tissage personnel à partir d’une culture commune partagée. De façon générale, s’assurer que cette activité prend sens dans la progression de l’année et n’est pas décrochée.
= ouvrir le champ des possibles pour la nature de l’annotation - écrite, visuelle, auditive – pourvu que sa qualité linguistique, historique ou herméneutique soit réelle.
= proposer une typologie des notes écrites pour s’entraîner à la rédaction des genres de notes : expliquer, reformuler, traduire, imiter, définir, gloser, résumer…
= faire catégoriser la nature de la difficulté des mots inconnus, ou le niveau de difficulté ; faire définir les mots en contexte (se prémunir contre le copier-coller du dictionnaire en ligne)
 

Deux points de vigilance apparus :
 
= s’assurer que la phase d’annotation intervient bien en lien avec une compréhension globale du texte, une lecture qui fasse sens pour les élèves qui annotent.
= s’assurer que le travail sur un extrait aboutira à une lecture de l’œuvre dans son intégralité ; penser en amont l’articulation entre la production en binôme sur un passage et la lecture de l’œuvre pour une étude en classe.
 
 
Questionnement à creuser en formation :
 

= quelle pratique de la pédagogie différenciée mettre en place pour s’assurer d’une production homogène permettant à chaque groupe d’atteindre un niveau satisfaisant, déterminé par l’enseignant, et de s’impliquer personnellement ?
= quelles sont les différences dans les modalités de mise en œuvre de cette pratique selon qu’elle veut servir une évaluation diagnostique, formative ou finale ?

 
Prolongements possibles à cette activité, outre l’étude de l’œuvre ou du texte :
 
 
= réalisation par des élèves d’une œuvre d’imitation, transposée dans leur univers, mêlant divers langages artistiques.
= exposition ou spectacle dans l’établissement en rapport avec l’édition du texte.

 
 
Vous trouverez ci-dessous le diaporama du projet « Marco Polo : Enrichir le Livre des Merveilles », présenté lors de l’atelier, conçu avec Génial-ly, et enregistré avec ScreenCastOMatic.